Comment ça marche ? Cir-quoi-laire ?

Le service de l’Empoteuse est conçu pour remplacer des emballages à usage unique de manière aussi simple et fluide que possible pour le distributeur et le consommateur. 

Comment ça marche ?

Au moment de l’achat, on paie la consigne et un petit montant supplémentaire, qui sert à financer la partie logistique et le nettoyage. Ensuite, on réutilise le récipient autant que l'on veut ; des couvercles de rechange peuvent être commandés au magasin. Et si on n'a plus besoin du récipient, on peut le ramener et récupérer le montant de la consigne, qui n'est pas soumis à la TVA.

Et alors, elle fait quoi, l’Empoteuse ?

L’Empoteuse, elle gère toute la partie logistique :

  • Achat de récipients en gros, stockage, conditionnement
  • Etiquetage permanent pour identifier et tarer la consigne (la tare facilite les achats en vrac !)
  • Distribution auprès des acteurs de la chaîne
  • Conseil auprès des producteurs pour le choix d'étiquettes qui partent au lavage
  • Mise à disposition de couvercles de rechange auprès des clients
  • Identification des points de collecte où les clients peuvent ramener la consigne
  • Récupération des consignes auprès des points de collecte
  • Nettoyage des consignes aux normes de l’AFSCA, dans une station de lavage aussi près que possible du lieu de collecte

Quelques points importants…

  • Avant de craquer pour les magnifiques Wecks de l’Empoteuse, on commence par employer aussi longtemps que possible les récipients que l’on a déjà chez soi. Le zéro déchet, c’est l’inverse d’une course à la consommation ! C’est une transition lente et douce.
  • Plutôt que de ramener des consignes, il est encore plus écologique et économique de réemployer les récipients chez vous. Ils sont solides et vous trouverez facilement des couvercles de rechange selon vos préférences (demandez à votre point de collecte). Le système de consignes n’est là que pour réemployer les récipients dont vous ne voulez plus, au lieu de les recycler, car le recyclage du verre a un coût carbone très élevé (voir plus bas).
  • C’est important que les récipients soient rendus déjà propres. En effet, ils ne seront pas renettoyés tout de suite, et il faut éviter toute contamination.
  • En-dehors de l'étiquette permanente "L'Empoteuse" (qui résiste au lavage), les autres étiquettes doivent être retirées avant d'être rapportées au point de collecte.
  • Rapportez toujours un couvercle quand vous rapportez un récipient. 
    • Les couvercles en verre et en plastique peuvent être réutilisés
    • Les couvercles métalliques non stérilisés peuvent être réemployés pendant un certain temps ; l'Empoteuse met en place une inspection visuelle et une rotation des couleurs pour garantir le respect des mesures d'hygiène. 
    • Les couvercles métalliques stérilisés ou endommagés seront recyclés localement ; chez vous, vous pouvez les mettre dans le sac PMC. 
    • Rapportez les joints en caoutchouc à votre point de collecte pour un projet d'upcycling. 

Vous pensez que recycler, c'est mieux que nettoyer ?

Oui, j’entends courir cette rumeur. Pourtant les études prouvant le contraire sont unanimes ! Voici quelques liens (une étude) (et le résumé) (une pétition bien documentée) (la doc d'un chouette projet à Toulouse) et quelques éléments de réflexion :

  • Le transport de la consigne est un argument souvent mis en avant. Pourtant, le verre recyclé fait l'objet de nombreux transports ! Dans le cas de l’Empoteuse, l’objectif, à terme, est de nettoyer chaque récipient dans la province même où il a été collecté. Peut-on en dire autant du recyclage du verre ?
  • Nous employons des détergents éco-labellisés, en cours de certification bio.
  • Le nettoyage de la consigne est effectué dans un lave-vaisselle professionnel aussi économe que possible, employant peu d’eau, et chauffé à l’énergie solaire. A titre de comparaison, pour faire fondre du verre recyclé, ce n’est pas à 70°C qu’il faut chauffer les fournaises, mais à… 1500°C ! Ce processus est terriblement énergivore.
  • Il faut encore préciser que le verre ne finit pas toujours recyclé (seulement 80% en Belgique) et que la production d’un nouveau récipient nécessitera toujours, dans une certaine mesure, de nouvelles matières premières.